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Rencontres

« Red Bulles » ou le cerdon selon Renardat-Fache

cerdon-renardat-facheIl existe en Bugey un petit village (et ses alentours) qui résiste à la standardisation du vin: Cerdon. Cette appellation des vins du Bugey , caractérisée par sa « mousse » rosée, a éclipsé les autres productions vinicoles, pourtant fort intéressantes, de la région.

Le Cerdon est un vin à part, élaboré en méthode ancestrale (mais qu »est ce que c’est quoi donc???!!! – voir ci-dessous) et pouvant être consommé avec beaucoup moins de modération que les vins ou « bulles » classique grâce à un taux d’alcool relèvement faible (de l’ordre de 7,5°)… due justement à son mode particulier d’élaboration.

La méthode ancestrale est une technique de fermentation qui permet l’élaboration des vins effervescents sans avoir à rajouter des levures ou des sucres. La fermentation se fait naturellement avec les propres sucres et levures du raisin.

Pour obtenir cette belle couleur rosée et ses fines bulles, les températures sont controlées à tout instant lors de la vinification.
Une première phase se passe en cuve thermo-régulée pour un départ en fermentation. Puis après une légère filtration, le vin est mis en bouteille où il poursuit sa fermentation et donne ainsi naissance aux bulles et à cette fameuse mousse rosée. (tiré du site du domaine Renardat-Fache)

Bref, on est donc en contact avec un vin particulier… D’autant plus ici ou les cépages utilisés sont des cépages rouges, en l’occurrence le Gamay et le Poulsard. Ce dernier, provenant du jura voisin apporte la force au fruit du gamay pour créer un vin aux parfums de fraises des bois avec un petit côté acidulé des plus rafraichissant.

Bon ça c’est la théorie, en pratique, partons à la rencontre de la production d’un des porte-drapeaux de l’appellation : Elie Renardat-Fache

20140628_170453    Ici, une seule cuvée dont la composition évolue chaque année en fonction de la récolte mais qui reste dans des proportions de 80/20 entre Gamay & Poulsard. Un équilibre renforcé, millésime après millésime, grâce à des terroirs répartis tout autour de la colline de Mérignat qui garantissent, années chaudes comme années froides, une qualité toujours exceptionnelle… le vigneron faisant le reste

Et le vigneron il aime bien ne pas faire comme tout le monde, culture biodynamique et essais permanents, à la recherche du Cerdon parfait… enfin ça c’est moi qui le dit

Pour mieux comprendre le produit, on attaque par une petite visite des caves: Et la première chose qui frappe c’est la température! 4° maintenu en permanence aussi bien dans la cave de fermentation que dans l’entrepôt de stockage des bouteilles)

cerdonDeuxième étape, dégustation sur lie… Et là c’est la révélation du « cerdon parfait« , là c’est pas moi ,c’est Elie qui le dit, ou plutôt le cerdon comme il aimerait le vendre… Une fraise croquante, un vrai bonbon! Mais pour pouvoir le vendre comme ça il faudrait garder la bouteille à 4°, jusque sur notre table !

Elie a bien fait des tests mais jusqu’à aujourd’hui peu concluant… Mais compté sur lui il cherche encore!

Le cerdon est voué à être bue dans l’année pour profiter pleinement de ses qualités gustatives… Mais, et oui il y a un « mais », Elie a décidé de proposer son Cerdon également en Magnum. Et cela change la donne! Je n’ai malheureusement pas gouté mais on a déjà planifié une dégustation de « vieux » millésimes en magnum. Elie m’a par contre confirmé que le vin était différent et présentait une évolution assez particulière… a découvrir la prochaine fois donc.

20140628_170807Pour revenir à la dégustation, et à la découverte, Elie m’a ressorti des bouteilles de Chardonnay du domaine! Du chardonnay!!?? Et oui dans les années 90 des tests avaient été fait pour autoriser le chardonnay dans le cerdon. Tests non concluants, ouf!

Mais les vignes étaient là et Elie et son père ont donc élaboré  des vins tranquille 100% chardonnay jusqu’en 2006. Et comme ils ne font jamais comme les autres ils ont également fais des essais de vendanges tardives en particulier sur les millésimes 1999 et 2000. Nous voila donc à déguster 2006, 2000 & 1999.

Le premier, un chardonnay classique avec un joli gras et une belle tension avec un nez très charmeur était encore en pleine forme, largement au niveau des meilleurs production de chardonnay du Bugey. Le 2000, sans aucun sucre résiduel avait des arômes de miel mais une bouche relativement tendue et une belle longeure ,mon préféré. On fini sur le 99, avec 40g de sucres résiduels avec un nez de pâte de coing très séduisant et une attaque sympa …mais malheureusement un peu court… ca devait être exceptionnel il y a encore 2/3 ans.

20140628_171356Après une telle dégustation on se demande pourquoi Elie a décidé d’arracher les plants de Chardonnay… Mais quand il vous dit qu’ils étaient sur de magnifiques terroirs à Poulsard on comprend mieux.

En tout cas si vous ne connaissez pas le Cerdon, foncez! Si vous aimez le Cerdon mais ne connaissez pas celui d’Elie, goutez à l’excellence! Et si vous n’aimez pas le Cerdon… C’est que vous n’avez pas gouté celui d’Elie #CQFD

A bon entendeur, à bientôt pour la publication de RITP 2014 d’ici quelques jours en attendant RITPSub en septembre incluant le Bugey et donc le Cerdon

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